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    Histoire d'Albanie

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    Histoire d'Albanie

    Post by Webmaster on Thu Jan 31, 2008 1:52 am

    Histoire


    Les Albanais descendent probablement des Illyriens, peuple indo-européen installé dans la région de la côte dalmate à la fin de l’Âge de Bronze. Le nom d’Albano apparaît pour la première fois au IIème siècle de notre ère dans un texte du géographe Ptolémée, puis régulièrement à partir du Xème siècle avec les chroniqueurs byzantins.
    Le territoire actuel des Albanais, colonisé par les Grecs entre les VIIème et Vème siècles av. J.-C. passe sous la domination de Rome au IIème siècle av. J.-C. Le territoire albanais appartient, après la partition de l’Empire romain en 395, à l’Empire romain d’Orient. Il se retrouve ensuite successivement envahi, comme les Balkans, par les Wisigoths, les Lombards, les Avars et finalement par les Slaves. Province de l’Empire byzantin jusqu’au IXème siècle, le pays est ensuite conquis par les Bulgares (IX-XIème siècles), puis reconquis par l’empereur Basile II en 1018. En 1190, à la faveur de l’affaiblissement de l’Empire byzantin ravagé par la quatrième croisade en 1204, se crée la principauté d’Albanie qui constitue le premier État albanais et dont la capitale est établie à Kruja. Au XIIIème siècle, le roi de Sicile,
    Charles 1er d’Anjou, débarque en Albanie et proclame un éphémère royaume. La domination angevine s’écroule sous les attaques de l’Empire serbe d’Etienne Douchan (1331-1355) après la mort de qui le pays sombre dans l’anarchie. D’une mosaïque de petits États régis par des seigneurs albanais en conflit permanent entre eux émergent alors deux principautés rivales : l’une à Durrës avec Charles Topia, l’autre à Shkodra avec les princes Balsha. À la fin du XVème, l’Albanie est submergée par les Ottomans en dépit d’une farouche résistance rassemblée derrière Gjergj Kastrioti Skenderbeg (1403-1468). Pendant près d’un quart de siècle, ce héros national inflige de rudes défaites aux troupes turques, sans toutefois parvenir à les chasser. Après sa mort, l’Albanie retombe dans des déchirements féodaux et le sultan Murat II achève de réduire cette citadelle acensée de la chrétienté. L’histoire de l’Albanie sous l’occupation ottomane du XVIème siècle jusqu’à 1912 est une succession de révoltes qui échouèrent toutes ; les plus célèbres restent celle de Bushati à Shkodra (1796) et celle d’Ali Pacha de Tepelena (1822). La guerre russo-turque de 1877-1878 conclue par le traité de San Stefano provoque le réveil éclatant du sentiment national albanais. Ce traité cède aux Puissances et à la Russie victorieuse des territoires conquis de l’Albanie : le Sud aux Grecs, le Nord aux Serbes et l’Est aux Bulgares. Face à ce démembrement, tandis que se prépare le congrès de Berlin (13 juin 1878), les représentants albanais des diverses communautés se réunissent à Prizren et décident de créer une ligue armée ayant pour objectif de défendre le pays et d’obtenir l’autonomie. Connue sous le nom de Ligue de Prizren, elle a été détruite par les Turcs et les puissances européennes, mais elle reste une étape importante de la renaissance du sentiment national albanais.


    Le XXème siècle


    Le 28 novembre 1912, après quelque cinq siècles d’occupation ottomane, l’Albanie accède finalement à l’indépendance. Le 29 juillet 1913, les frontières du nouvel État sont définies par une commission internationale composée des représentants des six grandes puissances européennes (Allemagne, Angleterre, Autriche-Hongrie, France, Italie et Russie) et d’un seul Albanais. Sa superficie est alors limitée, dans le protocole de Florence du 17 décembre 1913, à 28 748 km2 et laisse en dehors de ses frontières toute la région du Kosovo, cédée à la Serbie, soit quelque 40 % de sa population. Actuellement, de nombreux Albanais vivent au Kosovo (représentant quelque 90 % de la population), en Macédoine (environ un tiers de la population) et en Serbie-Monténégro. Le nouveau roi alors choisi pour l’Albanie est un prince allemand de 35 ans, Guillaume de Wied (1876-1945), capitaine dans l’armée prussienne et neveu de la reine de Roumanie, dont le règne ne dura que six mois.
    À la fin de la Première Guerre mondiale au cours de laquelle l’Albanie a été successivement envahie par les armées des deux camps, elle retrouve une très courte indépendance. La conférence de la paix à Paris reconnaît son statut international et elle est admise à la Société des Nations le 17 décembre 1920. La conférence des ambassadeurs de quatre pays, dont la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, chargée de fixer les frontières restitue à l’Albanie les villages d’Épire du Nord, mais laisse au Monténégro les localités revendiquées par l’Albanie.
    Les premières élections de l’Albanie indépendante se déroulent en avril 1921. Le 1er septembre 1928, Ahmet Zogu se proclame roi d’Albanie sous le nom de Zog 1er. Le 7 avril 1939, Mussolini adresse un ultimatum à l’Albanie et le fait suivre d’un bombardement. Le pays est ensuite envahi par les troupes fascistes tandis que le roi quitte l’Albanie avec sa famille. Le 12, Victor-Emmanuel III s’arroge le titre de roi d’Albanie. Il impose les lois fascistes et, dès le début de la Seconde Guerre mondiale, s’applique à créer la Grande Albanie, territoire dont les frontières correspondaient aux limites ethniques du peuple albanais et qui englobait le Kosovo, la Macédoine et la Tchamerie. La résistance albanaise s’organise autour du parti communiste d’Albanie sous la direction d’Enver Hoxha (formé en France) et en liaison avec le mouvement de Tito en Yougoslavie. Après la capitulation de l’Italie le 8 septembre 1943, le pays subit l’occupation nazie. Le 28 novembre 1944, toute l’Albanie est libérée et, le 11 janvier 1946, la République populaire d’Albanie est proclamée. Elle devient membre du Pacte de Varsovie en 1955.
    L’Albanie rompt ses relations avec la Yougoslavie en 1948, puis avec l’URSS en 1961 et avec la Chine en 1977. Suite à ces séparations, l’Albanie, au lieu de se rapprocher de l’Europe, s’enferme dans un isolement total. Dirigée par Enver Hoxha (décédé en avril 1985), l’Albanie devient l’une des dictatures les plus dures des pays de l’Est. Ramiz Alia devient président en novembre 1982. À partir de 1990, suite au mécontentement général, le parti communiste entreprend des réformes économiques et politiques. Il faut cependant attendre la chute du mur de Berlin, la révolution en Roumanie, les exodes massifs de juillet 1990, l’intensification de la pression internationale et la révolte des étudiants de Tirana pour que, le 11 décembre 1990, le multipartisme soit instauré. À cette époque, de nombreux Albanais ont quitté leur pays pour s’installer essentiellement aux États-Unis, au Canada, en Grèce, en Italie, en Allemagne et en Grande-Bretagne. En mars 1991, lors des premières élections libres, les communistes prennent le pouvoir et Ramiz Alia est réélu en avril 1991. Les relations diplomatiques reprennent avec les États-Unis après 51 ans de rupture. Grèves et manifestations obligent le gouvernement à organiser des élections législatives en mars 1992 remportées par le parti démocratique. Sali Berisha devient le premier président de la République non communiste depuis la Seconde Guerre mondiale. En mai 1992, l’Albanie signe un accord de coopération avec l’Union européenne (appelée à l’époque Communauté économique européenne). En 1992, elle devient membre de l’Organisation de la conférence islamique et en juin 1995, membre du Conseil de l’Europe. En février 1997, un scandale financier, provoqué par la faillite de sociétés d’épargne (système bancaire pyramidal), déclenche une violente manifestation dans les rues de Tirana, la capitale, avant d’atteindre tout le pays. Des milliers de gens se retrouvent sans travail et sans argent du jour au lendemain. En mars, au plus fort de la crise, le Conseil de sécurité des Nations unies autorise l’envoi en Albanie d’une force armée multinationale en charge d’assurer la sécurité des ports et d’acheminer l’aide humanitaire. Le 31 janvier 2003, Romano Prodi, président de la Commission européenne, s’est rendu en visite officielle en Albanie afin d’ouvrir les négociations sur un accord d’association et de stabilisation. Le 24 juillet 2002, Alfred Moisiu a été élu président de la République d’Albanie pour un mandat de cinq ans et Fatos Nano (Parti socialiste) est devenu Premier ministre le 31 juillet de la même année.
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